11.03.2010
Mise a jour
Oye!
Ce blog est toujours ouvert, mais n'est plus actualise puisque c'etait le blog d'un voyage (2007). Toujours ouvert, s'il peut en decider quelques uns a partir! =)
Si vous laissez un commentaire, je n'ai pas acces a vos adresses email autrement que si vous les inserees dans le corps du message...
Pour le lire chronologiquement: consulter les archives... et lire les notes de bas en haut sur chaque page. Ca veut dire, par exemple, que la note que vous voyez sous celle-ci fut la derniere bafouille de ce voyage publiee ici... Pas tres pratique tout ca, je sais!
Depuis, d'autres voyages ont suivi... ;)
Ne reve pas ta vie, mais vis tes reves. Reve a tes voyages... et voyage tes reves!
Bons Voyages!
Lilie
01:36 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.11.2007
ChEire Irlande
Ah ! Me voici enfin de retour sur ma Belle Ile d’Emeraude et apres ces mois de vadrouille, je peux le dire : oui, elle m’a manque ! Arrivee a l’aeroport, c’est Fidel qui m’attendait et c’est avec lui que j’allais feter nos retrouvailles a nous, et avec l’Ile de mon cœur. Apres un petit dej’ et un tour dans le centre ville de Dublin (je voulais voir le Spire…) nous partons vers le sud Ouest, direction Peninsule de Beara, dans l’ouest du Comte de Cork. Nous avons loue un petit cottage (et quel cottage!) dans un village tout en couleur du joli nom d’Eyeries. J’etais deja venue sur cette peninsule mais il semble que j’en avais oublie sa beaute et ses paysages romantiques. Des le premier jour, admirant les douces montagnes avancant dans une mer d’un calme etonnant, les larmes n’etaient pas loin quand j’ai dit a Fidel « ah… il n’y a pas d’autres pays comme celui-la, pas un qui m’a emu autant que ce que l’Irlande m’offre et que ce que j’ai face a moi maintenant ! ». Oui, apres avoir vu quelques uns des tresors de la planete, vraiment, ce petit bout de terre celte est different. L’Irlande m’est speciale, je l’ai toujours su, des le premier jour ou j’y ai mis les pieds par un beau jour de juin 2003. Mais y revenir apres ces mois passes loin d’Elle, ne fait que confirmer mon attachement pour cette petite ile battue par les vents. En Novembre, la derniere chose que vous esperer en Irlande, c’est une belle semaine ensoleillee …que vous n’espereriez meme pas en Aout de toute maniere !:) Mais une fois n’est pas coutume, le soleil nous a fait grand sourire toute la semaine et la tourbe ayant enfiler sa belle robe rousse de saison contrastait magnifiquement avec les verts paturages que l’ont connaît a La Petite Verte. On a pu en profiter pour faire d’agreables ballades autour de la peninsule et cette toute petite ile, Bere Island, habitee pourtant, mais certainement par plus de jolis moutons (mes p’tits moutons irlandais !!!) que de bergers, fermiers ou pecheurs. Apres ces minis randos, nous terminions souvent dans l’un des deux pubs du village : le Caustey’s pour une pint de Murphy's (equivalent de la Guinness pour la region de Cork), ou le O’Shea’s pour un hot wiskhey au pied de la cheminee . C’est dans ce pub que nous parlions toujours avec la proprio, une irlandaise de la campagne comme il se doit, bavarde, curieuse et adorable, qui n’a jamais pense faire autre chose que de tenir le pub familial ou elle est nee.
Beara peninsula, certainement l’une des plus jolies peninsules du pays , plus jolie peut-etre que celle de Dingle, et bien plus authentique que sa voisine du dessus, Kerry, bien trop touristique a mon gout(pardon Fabien…). Les moutons sur les routes, les routes sinueuses ou l’on rase les buissons pour croiser un autre vehicule, les embouteillages de 4 voitures causes par un tracteur, les gens qui vous salue a tous les coins de pubs, une Irlande bien loin de la vie dublinoise, certes, mais une Irlande encore belle et bien vivante.
Apres cette semaine plus que ressourcante, c’est sous une pluie non-stop que nous avons rejoins Fair City (talatalata talatalata…). Suite a un pari datant de la coupe du monde de rugby, nous avions prevu Fidel et moi de nous faire un petit pub crawl, une tournee des pubs… et j’avais le privilege de choisir le parcours :) Un premier pub, puis un second, et Fidel me dit en sortant qu’il souhaite aller au Doyle’s, l’un de mes pubs prefere de la ville. Ok, allons-y! on rentre, deux pas autour du comptoir et la, je vois un premier visage famillier puis un deuxieme, un troisieme !.... Avec la complicite d’une petite normande de Grandville, ils m’avaient fait la surprise de reunir quelques uns de mes amis et forcement… surprise 100% reussie, la derniere chose a laquelle je m’attendais! Ah ! Apres 10 mois au large, que ces bon de revoir tous ces visages familiers, dans un pub que j’adore, d’une ville que j’adore, d’un pays que j’adore !
Il me reste encore quelques pintes a descendre avant de faire un petit tour dans un autre pays de mon cœur, celui de mon enfance, celui du Muscadet, ce qui sonnera la fin de ce voyage. Mais je serais bientôt de retour en l’Eire, of course !:)
27.10.2007
Pour un bout de tissu
A Bali, je craque grave sur le shopping! Difficile de resister quand tout ce que vous voyez vous fait envie... Et puis, a Kuta surtout, si je marche dan la rue et qu'on voit que j'ai un tatouage, on me propose un tatouage, si je porte un bracelet on me propose un bracelet, si j'ai le malheur de porter les fringues achetees la veille au marche on me propose de refaire ma garde-robe, si je suis sur la plage on me propose des massages, si je porte un sarong on m'en propose un autre et pis si j'ai rien de tout ca et que je marche, les "transport! transport!" fusent de partout! Mais Kuta, n'ayant plus grand chose a voir avec le reste de l'ile, n'offre malheureusement pas les vetements traditionnels que portent les femmes ici. C'est donc pour ca que ce matin je me suis faite une petite viree a Denpasar, la capitale administrative de l'ile, a quelques kms de Kuta. Pour y aller, j'ai pris un bemo, ces mini-bus-transport-en-commun. Pour les "utiliser", ne pas chercher l'arret de bus, suffit de se pointer sur un trottoir sur le trajet du bemo et de lui faire signe. Si on ne connait pas le trajet, on se rend a une pseudo gare routiere improvisee par ou passent tous les bemos. Et pas la peine de chercher un numero de bus non plus, pour savoir lequel prendre, ca marche par couleur: le bleu va la, le vert ici, le rouge ailleurs, le beige encore autre part... Et pour le prix, inutile de demander au chauffeur combien ca coute, sinon, nous touristes, on paye bonbon! Ce que je fais en general, c'est que je me renseigne avant, le plus souvent la ou je dors, sur le prix du trajet. Ainsi, en payant en descendant, je paye le prix local et pas le prix touriste parfois 10 fois plus cher!:)
Me voila donc arrivee a Denpasar; je me dirige vers le grand marche ou l'on m'avait dit que je trouverais mon bonheur, mon bonheur aujourd'hui etant du tissu. Je rencontre d'abord Made qui me propose de m'emmener dans l'autre boutique de son"boss" et je comprend vite en fait que c'est une rabatteuse qui touchera sa com' si j'achete la ou elle m'emmene. Elle est tres sympa mais comme ce qu'elle me propose ne correspond pas a ce que je veux, je la remercie de ses gracieux services, et sort du marche pour faire les boutiques de tissu qui abondent dans la rue. Apres quelques arrets, je trouve enfin ce que je veux, un beau tissu pour me faire tailer une kabaya sur mesure. La petite nana vendeuse est super sympa, fait plusieurs allers-retours dans les boutiques d'a cote pour me trouver exactement ce que je veux (et sans tache...), toujours avec le sourire bien sur. Viens ensuite ce que je prefere: le temps de la negociation. Je connais maintenant les prix a Bali et franchement, apres m'etre faite avoir 2 fois ou plus, depuis, j'ai toujours reussi a avoir le prix juste et pas le prix touriste. Donc, apres 25 petites minutes de marchandage, j'obtiens le prix que je veux pour mon bout de tissu. Tout ca m'a asoiffe et sur le chemin qui me ramene a la gare routiere de Denpasar, je m'arrete dans un warung, une petite gargotte-epicerie, pour me prendre une bouteille d'eau. Les deux femmes qui la tiennent ne parlent pas anglais du tout, elles sont meme surprises que je comprenne leurs 2 questions de base en Indonesien (comment tu t'appelles et d'ou tu viens?). Ca se complique quand la plus jeune se met a me parler, je comprend rien forcement et j'eclate de rire. Je ne sais toujours pas ce qu'elle voulait me dire avec ses signes mais il semble que je lui ai fait super plaisir (pourquoi???...) et elle m'a prise dans ses bras avant meme que je comprenne ce qui se passait! C'était pas une question d'argent parce que j'ai paye le prix normal pour la bouteille d'eau, non vraiment, je ne sais pas... ca m'ait arrive plusieurs fois a Bali, le fait que je sois blanche eveille la curiosite et la sympathie j'ai remarque... Donc apres ca, forcement la banane jusqu'aux oreilles, je me rend a la gare routiere; la, comme d'hab on me dit d'attendre.. et la 10aine de mecs-chauffeurs de bemos se mettent a plaisanter avec moi, tous curieux de voir mes amplettes au fond de mon sac plastique... On me dit finallement que le bemo part, je suis seule dedans au debut mais bien vite ca se remplit au fur et mesure que les rues detales. J'aime bien les transports en commun, on voit les momes qui sortent de l'ecole, les hommes qui rentrent en fumant leurs kreteks, les femmes toutes jolies avec leurs derniers nes.
Je suis de retour a Kuta en milieu de journee et me dirige vers mon tailleur que j'avais repere. Wayan (je vous expliquerai peut-etre un jour pourquoi les balinais se prenomment tous pareil, en attendant vous pouvez toujours vous renseigner sur le systeme de castes hindou) me demande combien j'ai paye mon tissu. Quand je lui dit le prix, elle me dit que c'est un tre bon prix vu la qualite, pas un prix de touriste. Cool!:) et puis apres elle est toute surprise quand je lui dit que j'ai paye 5000rps (40cents) pour aller a Denpasar. Bah pourquoi? je lui demande, c'est cher? "non non! me fait-elle, c'est qu'en general les touristes payent 50 000!" bah... je sais pas je lui dis, j'ai tendu mon billet de 5000 comme tous les autres passagers et on ne m'a pas demande plus...
Wayan a pris tout son temps pour savoir ce que je voulais, prendre mes mesures, m'emmener chez sa couturiere, et comme elle me fait ma kabaya en 24heures, franchement, j'ai meme pas cherche a negocier son prix. Un peu plus cher que la normale je sais, mais comme elle me la fait en temps record, et a un prix plus que derisoire compare a l'Europe, j'avais meme pas envie de baisser les prix.
Apres toute cette demi-journee pour un bout de tissu, je me suis dit que me faire dorer la pillule sur la plage de Kuta ne serait pas mal. Kuta: attention les yeux! defile de surfeurs, australiens et balinais, de plaquettes de chocolat et de bikinis-taille de guepe. Meme Ronald Fils-deDonald se la pete sur son surf face a la plage! Kuta, un peu une mini cote d'Azur version indonesienne, avec ses bars d'ou la musique s'echape pour vous tenir compagnie sur la plage.
Apres l'apres-midi detente, la gangraine m'a reprise et c'est toute contente que je me suis mise a la recherche d'un chauffeur et de sa petite moto pour me faire decouvrir la peninsule Sud demain. Je me frottais deja les mains du moment de la negociation... qui fut comme je l'aime effectivement!:) 30 minutes, il me faisait genre "c'est cher a cause de petrole", pas de pot pour lui, je connais le prix du litre ici (30 centimes), apres quoi le coup du "oui, mais ca monte pour aller la ou tu veux, c'est fatiguant", et alors? ca veut dire que ca descend en revenant!:) et pis comme il ne descendait pas son prix, j'ai fait "ok, pas de soucis, moi je t'ai dit mon dernier prix, si tu veux pas, c'est pas grave, je suis sure que je trouverais quelqu'un d'autre pour m'emmener la ou je veux..." et je me suis apretee a partir... ahah! ca marche a tous les coups, j'adore!:) Encore une fois, je ne cherhe pas a arnaquer mon interlocuteur, jamais. Juste trouver le bon prix...
Marchande de tissu, si je parlais le bahasa indonesien, le balinais, ou l'un de leurs nombreux dialectes, j'essaierais bien au moins pour une journee, c'est trop fort!:)
13:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note